Dites NON à la terreur


Vendredi 13 novembre. Notre pays est de nouveau confronté à une série de violences gratuites. Nous partageons notre compassion avec toutes les familles des victimes que ces actes barbares ont provoqués. Alors, face à l’amplification de ces risques imprévisibles, devons nous nous laissez envahir par la peur ?



Le barbare et le Sage

Un barbare belliqueux entre dans la ville sabre au clair pour soumettre la population. Il rencontre un sage qui semble ne pas le voir, et lui place le sabre sous la gorge.

-« Tu cherches à me braver ? Tu prétends ne pas avoir peur ? Ne sais tu pas qui je suis ? Ne sais tu pas que je peux te transpercer avec ce sabre sans même cligner de l’œil ? »

Le sage ouvre les yeux tranquillement et lui répond :

-«Et toi ? Ne sais tu pas qui je suis ? Ne sais tu pas que je peux me laisser transpercer par ton sabre sans même cligner de l’œil ? Barbare, tu devrais avoir peur car je ne crains pas le sabre»

Lao Tseu

Dans toutes les civilisations, l’imprévisible  a stimulé les peurs. Les gaulois craignaient que le ciel leur tombe sur la tête. Il n’est pas innocent que les barbares ont déclenché leur initiative un vendredi 13, journée hautement symbolique pour les fétichistes. A l’instar de Scream, les nouveaux barbares jouent sur nos peurs pour déstabiliser notre société. Car le véritable danger est dans la peur, c’est elle qui nourrit le barbare. Avez-vous remarqué que lorsque vous avez été mordu par un chien,  votre peur du chien provoque son agressivité ?

Nos peurs nous nous enjoignent de cloner les sociétés, exempte de dictateurs. Mais en chassant les dictateurs, nous avons crée le chaos et laissé le champ libre au barbares.

Dans une société aseptisée, où tout est prédictible, nous devons accepter de  vivre avec un danger supplémentaire, moins menaçant que les accidents de transport, l’alcool, le tabac, la présence des microbes, les accidents cardiaque, la perte d’un être aimé, le couperet du licenciement, le harcèlement de son patron, les aléas des intempéries météorologiques, la tyrannie de ses clients….

Alors comment se débarrasser d’une peur viscérale ?

Des passagers et du pilote

Un vaisseau poussé par la tempête vint échouer sur la côte, et là s’entrouvrit. Comme il était sur le point d’être submergé par les vagues, les Passagers qui s’y étaient embarqués, jetaient de grands cris et se désespéraient. Ils auraient pu songer à chercher les moyens de se sauver, mais la peur les troublait à tel point, qu’ils ne pensaient, les mains levées vers le ciel, qu’à implorer le secours des dieux. Cependant le Pilote leur criait, en quittant ses habits :  » Amis, s’il est bon de montrer ses bras à Jupiter, il ne l’est pas moins, dans le péril où nous sommes, de les tendre à la mer « . Cela dit, il s’y jette, et si bien, qu’à force de nager, il gagne la côte ; il ne s’y fut pas plutôt sauvé, qu’il vit la mer engloutir, avec le vaisseau, ceux qui n’avaient eu d’autre ressource que celle de leurs vœux.

Esope, Fables

Alors, face aux dangers qui nous menacent, ne nous laissons pas envahir par la peur permanente du risque invisible.  Si nous avons peur tous les jours, alors nous avons cessé de vivre.

Face au danger, nous avons le droit d’avoir peur, mais cette peur ne doit pas inhiber notre capacité d’action. C’est à nous d’agir en lion et non pas en lapin.

Le jour où vous faite face à contexte qui a généré une forte peur, imaginez vous simplement que Evènement a eu lieu, et que désormais il ne peut rien vous arriver. Vous vous entourez alors d’une carapace invulnérable qui éloigne la peur et vous rend invincible. Il sera toujours temps d’avoir peur dès lors que nous serons morts.

En conclusion : Ne changeons pas notre nature généreuse à cause des événements.

Un homme a vu une guêpe pataugeant dans l’eau. Il a décidé de la sauver en  tendant son doigt, mais l’insecte l’a piqué. L’homme a de nouveau essayé de le sortir de l’eau, mais il l’a piqué à nouveau.

En voyant cela, son ami lui a dit d’arrêter de sauver l’insecte qui l’a piqué. Mais l’homme dit: «C’est la nature de la guêpe de piquer C’est ma nature à moi d’aimer Pourquoi devrais-je renoncer à ma nature d’aimer simplement parce que c’est la nature de la guêpe de piquer ?

Pages :

Votre adresse email ne sera pas partagée.
Les champs recquis sont indiqué par ce symbole *